L'outrance est un manque de bon sens.

À lire aussi de Henri-Frédéric Amiel

Les poètes célibataires sont une peste publique; ils troublent, sans le savoir et le vouloir, tous les coeurs féminins sans emploi.
Les vilains caractères aiment à déprimer le prochain et s'en font un devoir, presque une vocation.
Le politique est celui qui ne s'abuse pas sur la réalité, et qui perce les apparences creuses.
Le bonheur est forcément réciproque et ne se trouve guère qu'en se donnant.
Dans les livres, je ne trouve presque rien de neuf; mais je retrouve et c'est charmant.
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Dans la même œuvre

Le mariage doit être une éducation mutuelle et infinie.
Le coeur préfère rester concentré sur son sentiment qu'il réchauffe et protège - son bonheur est méditatif, silencieux -, il s'écoute palpiter, il se déguste religieusement lui-même.
On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'instinct ou pas du tout.
La foi est trop souvent le contraire de la bonne foi, et l'homme de foi ressemble alors à s'y méprendre, à l'homme sans foi.
Temporiser, c'est l'art de la défense; saisir le moment, l'art de l'attaque.